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Elena Zemoura : "Reprendre confiance, retrouver du temps de jeu et continuer à me développer."

Par Thomas Puentes|28 mars 2025
Interview Elena Zemoura   Ligue Féminine 2
© AS Aulnoye Basket
Pour sa première saison en Ligue Féminine 2 avec Aulnoye, l'internationale tricolore 3X3 (1,84m - 21 ans) revient sur sa découverte de la division, son évolution et ses ambitions pour l’avenir. Elle évoque aussi la fin de saison et la lutte âpre pour les playoffs dans laquelle les Félines batailleront jusqu'au bout.

Formée à Lattes Montpellier avec lequel vous avez découvert l’élite pleinement la saison passée (9 minutes de moyenne en 18 matchs), vous avez fait le choix de redescendre d’une étage cette année. Pourquoi cette décision ?

En fin d’année 2022, j’ai subi une grosse blessure aux ligaments croisés et au ménisque. J’avais besoin de retrouver du temps de jeu et de la confiance. Redescendre d’un niveau m’a semblé être la meilleure option pour me relancer. Après, il faut aussi dire que Lattes Montpellier ne m’a pas conservée. Pour moi, la Ligue Féminine 2 représentait un bon compromis : reprendre confiance, retrouver du temps de jeu et continuer à me développer.

Qu’est-ce qui vous a plus dans le projet d’Aulnoye ?

Le discours de Mickaël Petipa (ndlr : entraîneur d'Aulnoye de 2017 à 2024) a été déterminant. C’est lui qui m’a recrutée, et son projet de jeu m’intéressait vraiment. Malheureusement, il a démissionné avant même le début de la saison. Mais au départ, c’était vraiment le projet de jeu qui m’a séduit. Et puis, je marche beaucoup au feeling, et avec Mickaël Petipa, ça s’était bien passé.

Le fait de rejoindre un projet avec des joueuses expérimentées comme Fleur Devillers ou Hélène Jakovljevic a-t-il aussi pesé dans votre décision ?

Oui, bien sûr ! Fleur (Devillers) joue à mon poste, et je savais que je pourrais beaucoup apprendre à ses côtés. J’ai toujours aimé évoluer avec des joueuses expérimentées, comme je l’avais fait à Lattes Montpellier avec Migna Touré par exemple. Je savais aussi que j’allais devoir me battre pour gagner ma place mais qu'en travaillant, c’était faisable. Ça m’a motivée.

Vous effectuez pour le moment une saison réussie (6,4 points, 4,9 rebonds, 1,7 passes pour 8,1 d'évaluation de moyenne en 24 minutes de moyenne) pour une première pige dans la division qui vous a notamment permis d’être sélectionnée en Equipe de France 3X3 pour la Champions Cup. Est-ce que pour le moment, votre choix répond t-il à vos attentes ?

Je ne dirais pas que ça correspond exactement à ce que j’attendais, car je me retrouve à évoluer sur le poste 4, alors que ce n’est pas mon poste de formation, même si je suis polyvalente. Mais j’ai su m’adapter et mettre les bons ingrédients pour être performante, même si pour moi, je ne pense pas performer cette saison. C’est bien ce que j’ai pu produire même si je pense pouvoir faire encore mieux.

C’est ce qui m’a permis d’être sélectionnée avec les Bleues et cette sélection en équipe de France 3x3 , je trouve ça génial. Cela a été une belle récompense après une saison compliquée où on a perdu beaucoup de matchs mais aussi par rapport aux dernières années où je me suis remise en question. Cette prise de confiance que j’ai pu avoir cette saison m’a permis d’arriver jusqu’à cette sélection donc c’est vraiment cool.

Pouvez-nous nous parler un peu de cette première expérience avec les Bleues ?

C’était une expérience exceptionnelle. Porter le maillot de l’équipe de France, c’est une immense fierté. Je sais que tout le monde dit cela mais c’’est vraiment un sentiment fou de se dire qu’on représente la France et en plus de cela, avec les séniors.

J’avais déjà connu les sélections en équipes de jeunes, mais là, c’était un autre niveau. J’étais émerveillée de tout, de jouer contre des joueuses que je regarde habituellement à la télé, évoluer dans un cadre comme Bangkok à l’autre bout du monde… Tout était impressionnant.

Même si les résultats n’ont pas été à la hauteur de nos attentes, on était un groupe nouveau, on ne s’est pas beaucoup entraîné ensemble mais on a donné le maximum. Personnellement, j’en ressort avec un tournoi assez réussi, donc je garde une expérience très positive.

Y-a-t-il eu une vrai différence de niveau avec La Boulangère Wonderligue et la Ligue Féminine 2 pour vous qui découvririez la LF2 cette saison ?

Oui, il y a des différences notables. En Ligue Féminine 2, le jeu est plus rapide, plus instinctif, alors que dans l'élite, tout est plus structuré. Mais la plus grande différence, c’est le professionnalisme des clubs que ce soit dans l’organisation, les déplacements… Tout cela a un impact sur la performance. Cela dit, la Ligue Féminine 2 reste un championnat qui me correspond bien, même si je ne me vois pas y évoluer toute ma carrière.

Quels sont tes objectifs professionnels pour la suite ?

À court terme, c’est déjà continuer à évoluer et me développer, j’aimerais refaire une saison en ayant un vrai rôle, que ce soit en Ligue Féminine 2 ou en bas de tableau de La Boulangère Wonderligue. Je veux continuer à prendre du leadership, à assumer des responsabilités, tout en progressant physiquement et techniquement pour viser plus haut. À long terme, mon objectif est de jouer en Euroleague et donc l’Equipe de France A en 5X5 est un rêve. C’est vrai que d’avoir toucher le maillot bleu avec le 3X3 du bout des doigts, dans une discipline que j’apprécie tout particulièrement, ça motive donc je vais continuer à m’y investir.

Collectivement avec Aulnoye, la saison a été très compliquée malgré des bons débuts. Désormais, vous êtes engagées dans une course difficile pour vous emparer d’un des deux derniers spots pour les playoffs. Quel regard portez-vous sur votre saison ?

Oui, cela a été assez difficile. Cela ne s’est pas déroulé comme on l’a voulu malgré le fait que nous avons un vrai potentiel d’équipe selon moi. On a réussi une belle série récemment, on est sur une vague de confiance et même si on a perdu mercredi d’un point contre Voiron. Il nous reste deux matchs cruciaux, dont un à domicile donc on est en pleine confiance mais après, c’est la fin de saison. On sait que ce sera compliqué, surtout avec les blessures qui s’accumulent mais on a encore des armes pour se battre. On ne va rien lâcher, on est dans un objectif “playoffs”. Même si on a peu de chances, on ne va rien lâcher.

Désormais, il vous reste deux matchs pour tenter votre chance dont un choc déterminant avec le leader ainsi qu’un face à face avec Alençon qui pourrait décider de votre sort selon les résultats du week-end. Comment vous appréhendez la période qui arrive ? Y-a-t-il de la pression ?

Ce sera évidemment deux matchs déterminants. On n’a pas grand-chose à perdre mais on a surtout tout à gagner donc on va jouer libérées. On y va sans pression et c’est souvent dans ces moments-là qu’on donne le meilleur de nous-mêmes. Notre préparation n’a pas forcément changé, on s’entraîne toujours comme avant, je pense qu’on est prêtes pour ce qui nous attend.

Pour en savoir plus sur le profil d'Elena Zemoura, cliquez ici.

 

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